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Les 23 et 24 mai 2026, Corps et Arts Dance District a accueilli une nouvelle étape du projet européen D4EA – Dance for Eco-Anxiety, à travers un atelier d’écriture mené par Maëlle Nougaret et Lucas Zai-Gillot.

Pendant deux jours, les participants ont exploré leurs émotions face aux enjeux climatiques à travers l’écriture, l’échange et l’imaginaire.

Écrire à partir de soi

Le travail a d’abord commencé autour du témoignage personnel. Les participants ont été invités à écrire à partir de leurs propres ressentis : leurs peurs, leurs questionnements, leurs colères mais aussi leurs espoirs face au monde actuel.

Dans une atmosphère intime et bienveillante, l’écriture est devenue un espace pour déposer des émotions parfois difficiles à exprimer autrement.

“J’ai compris que je n’étais pas seul à ressentir ça.”

Écouter et écrire à travers l’autre

Dans un second temps, les participants ont travaillé autour de l’entretien et du témoignage croisé. À tour de rôle, ils se sont interviewés afin de recueillir la parole de l’autre, puis d’écrire à travers son regard, son vécu ou sa sensibilité.

Cet exercice a permis de créer des espaces d’écoute profonds, mais aussi de questionner notre manière de raconter les émotions collectives liées aux enjeux climatiques.

“Je me suis reconnu dans son témoignage. Le plus difficile était d’écrire ses paroles sans y mélanger ma propre vision.”

Quand imaginer le futur devient difficile

La dernière phase de l’atelier s’est construite autour de l’imaginaire.

À travers différents exercices proposés par Maëlle Nougaret et Lucas Zai-Gillot, les participants ont tenté de se projeter dans vingt ans et d’imaginer le monde de demain. Mais un constat est rapidement apparu : aucun participant ne parvenait à imaginer un futur réellement désirable ou des éléments totalement nouveaux. Cette difficulté à imaginer autrement le futur a ouvert une réflexion sur l’impact des crises contemporaines sur notre capacité à rêver, inventer et espérer. Face à ce constat, les participants ont alors été invités à écrire un monde dans lequel ils aimeraient vivre.

Peu à peu, les textes sont devenus plus engagés, parfois traversés par la colère, parfois portés par l’espoir, mais toujours animés par une volonté de transformation.

“Si nous voulons que ce monde soit envisageable plus tard, il faut agir. Chaque petite action compte. N’oubliez pas : si nous nous y mettons tous, nous pouvons faire changer les choses. ”

Ouvrir la parole, réapprendre à écrire

Au-delà des textes produits pendant ces deux journées, cet atelier a également permis aux participants de changer leur regard sur l’écriture elle-même. Beaucoup ont découvert qu’écrire n’était pas réservé “aux autres” ou à un cadre scolaire. Peu à peu, les jeunes ont réussi à dépasser leurs appréhensions et à dédramatiser leur rapport à l’écriture, en comprenant qu’elle pouvait devenir un espace personnel d’expression, accessible à tous.

Certains sont repartis avec l’envie de continuer à écrire au quotidien, à travers un journal, des textes personnels ou simplement en prenant davantage le temps de poser leurs pensées et leurs émotions. Une première victoire importante pour cet atelier.

Mais ce temps de travail a aussi révélé quelque chose d’essentiel : bien que ces jeunes se côtoient quotidiennement au sein des formations de Corps et Arts Dance District les questions liées à l’éco-anxiété restaient rarement abordées entre eux. À travers les échanges, les témoignages et les exercices d’écriture, un dialogue a commencé à s’ouvrir autour des inquiétudes face à l’avenir et des émotions provoquées par les bouleversements climatiques.

Les participants ont pu réaliser qu’ils n’étaient pas seuls à ressentir ces peurs ou ces questionnements. Et peut-être que cette prise de conscience collective constitue déjà l’un des premiers pas les plus importants du projet : créer des espaces où la parole peut circuler, où les émotions peuvent être partagées, et où une génération peut commencer à imaginer ensemble de nouvelles façons d’habiter le futur.

Un projet européen ancré sur le territoire

Cette nouvelle étape de travail s’inscrit dans la continuité du projet européen D4EA, porté par un consortium réunissant des structures culturelles engagées dans les domaines de la danse, de l’éducation et de la jeunesse :

  • Corps et Arts Dance District – France
  • Ijshaamanka – Italie
  • Hurja Piruetti – Finlande
  • Interdansa – Espagne

À travers ces différentes étapes de recherche, d’expérimentation et de création, le projet ambitionne de construire une méthodologie innovante utilisant l’art et la danse comme outils d’expression et de dialogue autour des enjeux climatiques et du bien-être des jeunes.

Financement

Ce projet est cofinancé par l’Union européenne dans le cadre du programme Creative Europe.

Les points de vue et avis exprimés n’engagent toutefois que leur(s) auteur(s) et ne reflètent pas nécessairement ceux de l’Union européenne ou de l’Agence exécutive européenne pour l’éducation et la culture (EACEA). Ni l’Union européenne ni l’EACEA ne sauraient en être tenues pour responsables.

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2026-05-28T18:48:41+02:00